Journal intime: Temps précieux en famille

Lors de la dernière fête de famille en 2002.

Pour certains c’est la période de Noël et du Jour de l’An. Pour d’autres c’est le temps des fêtes. Pour d’autres encore, ce sont les vacances d’hiver. Et pour certains, c’est un temps comme les autres.

Je me souviens quand j’étais petite, chaque année ma famille maternelle se rassemblait pour cette période. Parfois chez ma tante Simone qui avait le talent de nous recevoir avec tout l’amour que son cœur pouvait contenir, parfois chez mes parrain et marraine Fernand et Hélène, jusqu’à la mort de mon père, à la veille de mes sept ans. Par la suite, Noël a changé pour moi.

Plus de fêtes de famille pour nous. Il faut dire que la relation n’était pas très chaleureuse, entre le conjoint de ma mère et moi. Malgré tout, petit à petit une tradition s’est installée entre nous, ma mère, son conjoint, le fils de ce dernier et moi-même. Les parents nous donnaient à mon demi-frère et moi un petit budget et nous nous rendions au centre commercial du quartier et au marché aux puces. La nuit de Noël, on louait quelques films, on se commandait de la pizza ou du PFK et on passait une nuit blanche, ouvrant chacun un petit cadeau entre chaque film.

Cette tradition là non plus ne durera pas longtemps, j’avais à peine seize ans quand la famille s’est éparpillée. Mes premières années en appartement, mes soirées de fêtes, je les passais seule à la maison, à pleurer de chaudes et grosses larmes, me sentant loin des miens, même si notre famille n’était pas parfaite. Nous nous étions réunis au Noël de mes dix-huit ans. Je nous revois encore, un verre de brandy à la main, entonnant «Bohemian Rhapsody» de Queen du début à la fin, tous en chœur.

En 2002, juste avant ma conversion, alors que j’avais 19 ans, nous avons eu notre dernière grande fête de famille, cette fois-ci dans une salle louée, rassemblant toute ma famille maternelle ainsi que les amis proches, comme dans ma tendre enfance. Je me souviens encore de cette soirée, des éclats de rire, de combien nous nous sommes dépensés à danser. Ça nous avait manqué.

Malheureusement, l’événement ne se répétera pas. De mon côté je me suis convertie et j’ai fini par trouver un autre sens à Noël. Je ne le fêterai plus mais n’empêche, chaque année j’ai toujours cette mélancolie, ce manque de passer du temps en famille. Pas de la fête en tant que telle mais vraiment de mes proches. Mes cousin.e.s et moi-même avons grandi, ils ont pour la plupart tous eu des enfants, ont leur propre famille, ont créé de nouvelles traditions, ce n’est plus pareil.

N’empêche, une de mes cousines cette année a eu l’idée d’organiser un party de famille qui aura lieu demain le 29. J’étais tellement émue quand j’ai appris que j’étais invitée moi aussi. Ma famille m’a toujours respectée mais je ne sais pas ce qu’ils pensent de mes choix (à l’exception d’une ou deux personnes même si face à moi elles se sont toujours montrées respectueuses) alors le fait d’être invitée a été pour moi énormément significatif à mes yeux et depuis deux semaines je suis comme une enfant à la veille de son anniversaire, excitée comme une puce: je suis terriblement impatiente!

Quoi que vous fassiez de cette période, j’espère que vous aurez passé et passerez encore de bons moments entourés de ceux et celles qui tiennent à vous et à qui vous tenez. C’est tellement important de prendre du temps pour ça. Le temps file, la vie passe. Et ça va tellement vite. Prenez le temps de vous aimer, c’est la plus belle chose que je puisse vous souhaiter.

À très bientôt,

Paix.

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